Historique

Le développement fulgurant des nanosciences et des nanotechnologies s’accompagne autant d’espoirs et de promesses que de doutes et d’inquiétudes de tous ordres. Aussi constate-t-on de par le monde une multiplication d’initiatives en matière de recherche et de formation sur les aspects éthiques, environnementaux, économiques, légaux et sociaux du développement des nanotechnologies (Ne3LS).

Au Québec, au début de 2005, un groupe de travail est mandaté par le conseil de liaison universitaire (CLU) de NanoQuébec  pour élaborer une stratégie de recherche et de formation concernant les Ne3LS. Coprésidé par Sylvie Dillard, présidente-directrice générale du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies, et Louise Dandurand, présidente-directrice générale du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture, le groupe de travail réunit des experts dans les domaines des nanosciences et des nanotechnologies ou des Ne3LS, issus des milieux de recherche universitaires, gouvernementaux et industriels.

Leur plan d’action, rendu public en novembre 2006, comporte plusieurs recommandations dont la mise en place d’un réseau de transfert des connaissances (réseau Ne3LS), financé par les trois fonds subventionnaires : le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies, le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture et le Fonds de la recherche en santé du Québec, ainsi que NanoQuébec et l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail. En décembre 2006, la mise en œuvre du plan d’action est confiée au groupe de démarrage du réseau Ne3LS réunissant Renaldo Battista, Peter Grütter et Georges A. Legault. Charles-Anica Endo, de NanoQuébec, est alors chargé de la coordination du projet.

Le groupe de démarrage collige les réflexions de plusieurs intervenants clés soucieux des impacts des nanosciences et des nanotechnologies au Québec et dépose, en décembre 2007, un cadre de référence pour la recherche et le fonctionnement du réseau. Après une période d’incubation de 18 mois, le réseau se met en place et privilégie l’essor de la recherche et de la formation interdisciplinaires, en vue du développement ultérieur de ses activités de transfert des connaissances pour permettre son fonctionnement optimal dans les prochaines années.